

Angélique de Clermont-Ferrand
Épices, condiments et aromates
Déclinaison locale de l'angélique.
À une époque où Montferrand n’était pas encore rattachée à Clermont (ou l’inverse) ce village de vignerons tirait une bonne partie de ses richesses d'une plante exceptionnelle, l'angélique. Grande plante bisannuelle, aux fleurs en grandes ombelles, elle peut mesurer jusqu'à deux mètres. Son nom d'herbe aux anges ou herbe du Saint Esprit lui vient de son nom scientifique : angelica archangelica. Selon la légende, les vertus médicinales (digestive, tonique, expectorante) de l'angélique avaient été révélées à un ermite, qui ne disposait pas encore de pharmacie, par l'ange Gabriel, d'où son nom latin. Toujours selon la légende elle aurait été rapportée par les croisés passés par l'Himalaya...ou de Scandinavie où elle est cultivée depuis le 12ème siècle et sa présence en France serait due aux moines, experts en phytothérapie avant l'heure. D'aucun attribuent sa présence dans ces terroirs aux marchands auvergnats qui voyageaient jusqu'en Extrême-Orient pour acheter des épices. Toujours est-il que cette plante s’est bien adaptée à la plaine fertile de la Limagne. Très odorante, elle embaumait le vieux Montferrand où l'allée du Pré-de-l'Angélique, non loin de l’usine Michelin de la Combaude la rappelle encore à notre souvenir.
L' Angélique de Clermont-Ferrand, un produit des Grande et petite Limagnes !
Grande et petite Limagnes

Si 250 tonnes d’angélique étaient encore produites dans les années 50, la production locale est hélas devenue confidentielle aujourd’hui et n’est plus transformée que par un seul confiseur, la maison Cruzilles.
D’autres terroirs, notamment ceux du marais poitevin ont redonné ses lettres de noblesse à l‘angélique dont les tiges découpées en bâtons peuvent être utilisées en confiserie, et agrémenter les cakes. Ses graines et pétioles permettent d’élaborer des huiles essentielles pour la parfumerie ou des liqueurs.